Un peu d’histoire
La paroisse dite de Saint-André-Mesnilliers a fait l’objet de nombreux regroupements de villages au
cours des temps. Chaque village était « paroisse » jusqu’à la révolution de 1789.
Ces « paroisses » se sont appelées « communes » selon les mêmes répartitions géographiques, à
quelques regroupements près, à la fin de la Révolution Française et au début du 19ème siècle.
Chaque « paroisse » possédait son église catholique, fierté de ses habitants.
Ces lieux de culte existaient sans doute déjà sous une autre forme plus rustique, à l’image des
habitations des campagnes, dès la fin du 12ème siècle à la création des églises des paroisses de
village. Elles ont été construites par les villageois après la Guerre de Cent ans et au début du 16ème
siècle pour la plupart d’entre elles.
L’évêque venait solennellement faire la « dédicace » pour consacrer chaque église et l’ouvrir aux
fidèles et au célébrations. Elles recevaient alors le nom d’un saint et le patronage d’une abbaye ou
d’un évêché dont l’abbé ou l’évêque avait en charge de la nomination d’un curé compétent et le bon
déroulement du culte.
Actuellement la « paroisse » Saint-André-Mesnilliers est découpée en 4 communautés locales
(Mesnilliers, La Couture-Boussey, Saint-André, Ézy-Ivry) et regroupe 33 communes (depuis le
rattachement des villages de Quessigny et Garencières intégrés dans la commune administrative de
La Baronnie).
Ces 33 communes comportent encore 31 églises.
Communauté de Mesnilliers : Notre-Dame-de-Pitié à Illiers-l’Évêque, Saint Germain à Marcilly-la-campagne, Saint-Martin à Moisville, Saint-Pierre à Courdemanche, Sainte-Marie-Madeleine à
Mesnil-sur-l’Estrée, Saint Jean-Baptiste à Muzy, Saint-Pierre et Saint-Nicolas à Loüye, Saint-Georges à Saint-Georges-Motel, Saint-Pierre à Marcilly-sur-Eure, Saint-Laurent à Saint-Laurent-des-bois.
Communauté de La Couture : Notre-Dame-du-Mont-Carmel à La Couture-Boussey (cette église
consacrée en 1866 remplace l’ancienne église jugée trop « désuète », par le curé de l’époque), Saint-Jacques à Mouettes, Saint-Aignan à Garennes-sur-Eure, Saint-Martin à Épieds.
Communauté de Saint-André : Saint-André à Saint-André-de-l’Eure, Saint-Martin à Champigny-
la-Futelaye, Saint-Martin à Coudres, Saint-Laudulphe à Chavigny-Bailleul, Saint-Éterne à Jumelles,
Notre-Dame à La-Forêt-du-Parc, Saint-Arnould à Garencières et Saint-Pierre à Quessigny pour La
Baronnie, Saint-Germain à Saint-Germain de Fresney, Saint-Pierre à Fresney, Sainte-Vauburge à
Foucrainville, Saint-Rémi à Serez, Saint-Martin à Mousseaux-Neuville.
Communauté d’Ézy-Ivry : Saint André à Ézy-sur-Eure (cette église endommagée au cours de la
guerre de 1939-45 a été détruite et reconstruite en matériaux modernes au milieu du 20ème . Elle est
classée patrimoine religieux du 20ème siècle par l’État), Saint-Martin à Ivry-la-bataille, Saint-Jean-
Baptiste à Bois-le-Roy, Notre-Dame à Croth.
Les églises disparues des 33 villages de la paroisse…
A Lignerolles, les deux églises Saint Martin aux hameaux de Grateuil et Faverolles menaçaient
ruines. Il en a été ainsi de celle de Saint-Martin de Neuville, de Saint Georges des Champs à
Ferrières, Saint-Saturnin de Bastigny, Saint-Nicolas à Touvoye, Saint-Martin à Illiers L’Évêque.
Elles ont été détruites au début du 19ème siècle et au cours du 20ème siècle.
A L’Habit, l’église Saint-Éloi était déjà en ruine avant la révolution et les célébrations se déroulaient
à Bois-le-Roy depuis le 18ème siècle. Ses derniers vestiges ont disparu au début du 20ème siècle.
A la Révolution, certaines églises en mauvais état dans des hameaux dépeuplés : Saint-Blaise à
Neuvillette , Sainte-Opportune à Boussey ainsi que la chapelle Saint-Fiacre à Mousseaux ont été
démolies, les matériaux vendus. Mobiliers et objets cultuels, replacés pour ceux qui n’ont
pas disparu dans les églises actuelles de La Couture-Boussey et Mousseaux-Neuville.
Aux Authieux, l’église Saint-Étienne dévastée à la révolution, ses ruines arasées et consolidées
servent aujourd’hui d’enclos pour le columbarium de la commune.
Ces édifices religieux ont traversé les vicissitudes de l’histoire de France. La plupart d’entre eux,
entretenus et restaurées avec soin par les communes devenues propriétaires et dépositaires de ces
trésors architecturaux et mobiliers séculaires depuis 1905, répertoriés et classés comme monuments
et objets d’art historiques par l’État. Nos églises avec leurs clochers pointés vers le ciel, leurs
sonneries des cloches égrenant les heures, marquant les
joies et peines des hommes sont indissociables cependant de leur dimension spirituelle.
Elles constituent notre patrimoine cultuel et culturel, lieux de sérénité et de rencontres, qui vont
bien au-delà des convictions religieuses de chacun en ce 21ème siècle si complexe dans sa
modernité !


